Saint - Amant

Marc-Antoine Gérard de Saint-Amant
1594 - 1661

Écrivain



Ce fils de marin naquit le 30 septembre 1594 à Quevilly près de Rouen.
N'étant pas un adepte des grandes études ou attiré très tôt par la mer comme le fut son père, Saint-Amant finit ses études rapidement pour s'embarquer pour de grandes destinations. Ses voyages le menèrent jusqu'en Amérique, au Sénégal, aux Açores et peut-être en Inde.

En 1617, il accompagna le duc de Retz à Belle-Isle. Cette île aux paysages pittoresques lui inspira son premier et plus célèbre poème " La solitude ".

Il partit pour Paris où il rencontra les écrivains Boisrobert et Faret. Il aimait faire rimer le nom de son ami Faret avec le mot cabaret et son propre nom avec gourmand.

Il commença une vie de soldat. Après diverses campagnes, il fit partie de l'expédition du comte d'Harcourt. Ils partirent de l'île de Ré pour reconquérir aux espagnols, les îles de Lérins. Il écrivit à ce moment-là " Le passage de Gibraltar ", un texte héroï-comique.

Issu d'une famille de marchands protestants, il se convertit à la mort de son père, en 1624, au catholicisme.

En 1634, il fut reçu à l'Académie française où il participa juste à la rédaction des mots burlesques du " Dictionnaire ".

En 1637, il partit se battre en Piémont avec le comte d'Harcourt. Il participa également à des missions diplomatiques en Espagne et en Angleterre.

En 1644, à la suite de son séjour à Rome, il repartit en Angleterre.

En 1645, la nouvelle reine de Pologne, Marie-Louise de Gonzague, le nomma gentilhomme de sa chambre, mais Saint-Amant rejoignit la Pologne qu'en 1650. Pour son retour en France, il passa par Stockholm où il séjourna pendant l'hiver à la cour de Christine de Suède.

En 1653, il écrivit le poème épique " Moïse sauvé ". Ce poème lui amena les moqueries de Furetière. Nicolas Boileau le traita de " fou " et eut un jugement sévère " ce poète avait assez de génie pour les ouvrages de débauche et de satire outrée, il a même quelquefois des boutades assez heureuses dans le sérieux, mais il gâte tout par les basses circonstances qu'il y mêle. "

" Saint-Amansky ", comme il se nommait, fut un bon vivant. Étant un grand buveur, fumeur et mangeur, il se qualifiait lui-même, " le bon gros Saint-Amant ". Le melon, qu'il aimait manger avec du vin framboisé de bourgueil, lui inspira un poème préalablement lyrique puis épique.

Saint-Amant ne connaissait pas le grec et le latin mais il parlait l'anglais, l'espagnol et l'italien et ses voyages lui amenèrent une érudition et un esprit ouvert aux sciences, à la musique et à la peinture. Il rencontra Galilée, Campanella et Peiresc.

Il fréquentait aussi bien les jansénistes, le salon de Madame de Rambouillet que les libertins. Il eut comme amis les célèbres écrivains Paul Scarron, Gombaud et Théophile de Viau.

Il mourut dans la misère à Paris le 29 décembre 1661. Il fut un poète très moderne.

Biographie écrite par Karine Merdrignac.
Mise en ligne le 27/04/2007

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